Discours de Jean Peyrelevade au congrès fondateur du MoDem
Webmestre | 5 février 2008Retrouvez le discours de Jean Peyrelevade au congrès fondateur du Mouvement Démocrate
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Revenant sur son engagement aux côtés de François Bayrou depuis décembre 2006, Jean Peyrelevade évoque une gauche « hors d’état de gouverner » et les « dangers » de la gestion de Nicolas Sarkozy. La diversité des « villages » du 16ème lui rappelle sa ville natale de Marseille. Mais l’apparente prospérité de l’arrondissement ne doit pas masquer certains problèmes : le déficit criant en matière d’accueil de la petite enfance, les difficultés de transport à l’intérieur de l’arrondissement, les prix de l’immobilier qui nuisent à la mixité sociale, les zones d’insécurité… Pour y remédier, il faut réussir à « faire vivre ensemble des communautés somme toute différentes ».
J’ai décidé, sur la suggestion de François Bayrou, de conduire la liste du Modem dans le 16ème arrondissement de Paris. Je suis heureux de le faire, pour des raisons à la fois nationales et locales.
Je suis heureux de le faire, pour des raisons à la fois nationales et locales.
Au niveau national, je pense qu’il est nécessaire pour le pays de renouveler son offre politique. Le jeu bipartisan des deux plus grosses formations politiques, l’UMP d’un côté, le PS de l’autre est de plus en plus destructeur. Aucun des grands problèmes de la France n’est en voie d’ê tre résolu.
Je n’ai pas besoin d’insister sur l’état de la gauche. Traversée de courants contraires et d’a mbitions rivales, elle est inapte au gouvernement du pays.
La situation de la droite est elle aussi inquiétante. Le comportement personnel de Nicolas Sarkozy ne contribue pas à grandir la fonction présidentielle. Mais, surtout, son erreur de diagnostic va enfoncer l’économie française dans les difficultés. Nous souffrons cruellement d’un manque de compétitivité, d’une insuffisance d’offre et non pas de demande. Il est nocif de distribuer un pouvoir d’achat que l’on n’a pas d’abord produit. Ce n’est pas avec l’argent qu’il faut réconcilier les Français, mais avec leurs entreprises.
De même sur le plan municipal. Je souhaite apporter ma contribution à la qualité de vie dans le 16ème arrondissement. De ce point de vue, la politisation conflictuelle des relations entre les élus de l’arrondissement et le maire de Paris est contre-productive : elle ne sert en rien les intérêts des habitants. Pour améliorer ce qui doit encore l’être, par exemple le nombre et l’a ccessibilité des crèches et garderies, la propreté et la sécurité dans certains quartiers, la disponibilité d’équipements publics de proximité (bibliothèques), les moyens de transport et les questions de logement, il faut, sans parti-pris, être capable de travailler, à la mairie de Paris comme dans l’arrondissement, avec toutes les femmes et les hommes de bonne volonté. De cela, je prends l’engagement, avec une volonté de renouvellement tranquille, pacifié, des équipes et des méthodes.
Je vous remercie de votre confiance.
Jean Peyrelevade
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