La flamme olympique au service de la propagande ?
Webmestre | 20 avril 2008
La flamme olympique, comme partout où elle est passée à Paris, a été huée lors de sa traversée du 16ème arrondissement. De nombreux militants du MoDem ont rejoint les Parisiens pour participer à ce qui était d’abord un message pacifique de soutien aux Droits de l’Homme.
Le spectacle offert par les organisateurs chinois était tout simplement choquant.
Rien à voir avec l’olympisme. Clairement, les Chinois ont décidé de faire de ces JO un événement de propagande pour leur pays. La nation, avant le sport. C’est bien dommage, car on ne peut s’empêcher de penser aux pires heures de l’histoire de l’olympisme….
Nous avons tous vu ces hommes en survêtement bleu et blanc, qui sont en fait les troupes d’élite de l’armée chinoise. Ce que les images ne montraient pas aussi était, précédant la flamme, cette limousine et sur la banquette arrière un hiérarque chinois, talkie walkie à la main, donnant manifestement des ordres à la police française. Nous n’avons pas vécu l’Occupation à Paris, mais quel triste spectacle l’olympisme nous a offert ce jour-là. (Qu’est devenue d’ailleurs l’enquête promise par la Ministre de l’Intérieur ?)
Nous n’avons rien contre la Chine. Le problème du Tibet dure depuis plusieurs décennies. La Chine doit le résoudre à son rythme. Mais il est vrai qu’au titre de l’olympisme on aurait préféré voir de la part de la Chine des gestes d’ouverture plutôt que la répression.
Ce dont nous sommes sûrs est que le symbole de la flamme olympique n’appartient pas aux Chinois. Il ne peut pas être un objet de propagande, comme il l’est quasiment quotidiennement à la descente d’avion de la flamme à travers le monde.
Il n’est pas trop tard pour corriger le tir. Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, a raison d’exiger des conditions pour participer à la cérémonie d’ouverture. Des gestes conciliants, c’est tout ce que nous demandons. Rajoutons en un : mettre fin à la censure sur Internet (car cette opinion comme des centaines de milliers d’autres les citoyens chinois ne pourront pas la lire et y répondre le cas échéant).
A défaut, pour le moins, nous éteindrons la télévision.
Stéphane






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