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A propos du populisme de l’UMP dans le 16e

Webmestre | 16 juin 2008

Christine Boutin, ministre du Logement, et Claude Goasguen, député-maire du 16e arrondissement de Paris, tous deux membres de l’UMP, se sont disputés devant la presse et les caméras lors de l’inauguration d’un centre d’hébergement pour les SDF dans le 16e: le second reprochait à la première cette installation au nom des riverains qui s’inquiètent pour leur sécurité.

 

L’altercation entre Christine Boutin et Claude Goasguen devant les caméras dépasse bien entendu le stade de la seule querelle entre deux personnes. Elle reflète sans surprise le manque de cohérence de l’action de l’UMP dans le 16e.

 

Claude Goasguen agit au gré des évènements, en fonction des préoccupations des habitants, sauf bien entendu lorsqu’il s’agit de sa propre personne. Claude Goasguen n’a pas respecté l’engagement de sa liste devant les électeurs de réélire Pierre-Christian Taittinger au fauteuil de maire en début de mandature. Mais lorsqu’il s’agit de gérer les affaires courantes, Claude Goasguen se veut à l’écoute, en bon populiste. Que d’autres pourrait-il faire d’ailleurs, puisque l’UMP s’est fait élire sans programme pour le 16e, en ne faisant que dénoncer l’action de Bertrand Delanoë ? Une campagne négative donc, sans propositions, qui a l’intérêt de pouvoir dire tout et son contraire une fois la liste élue. Et le seul engagement pris au cours de la campagne n’a pas été tenu, comme nous venons de le dire.

 

Le problème est que la politique mérite mieux que cela. L’action au service d’une mairie exige une vision et une méthode. Elle fait appel à la rigueur et au sens de l’intérêt général.

 

Dans l’affaire Boutin, Claude Goasguen a dénoncé dans une question écrite à l’Assemblée Nationale l’installation temporaire d’un centre de SDF rue de Varize sous le prétexte que les SDF allaient se solidariser avec les hooligans les soirs de match du PSG. On voit bien les risques d’un tel discours généralisateur : tous les supporters du PSG sont des hooligans et tous les SDF prônent la violence. L’amalgame entre SDF et hooligans est en soi choquante et témoigne on ne peut mieux de cet esprit populiste qui anime l’UMP dans le 16e.

 

Puis Claude Goasguen se ravise. De risque pour le quartier, le centre SDF devient le bienvenu et devrait être non plus temporaire mais définitivement installé sur le site. Tous les arguments dénoncés quelques jours avant ne tiennent plus manifestement. Tout cela, parce qu’il vaut mieux avoir des SDF que des logements sociaux personnes à revenu faibles. Le discours est plus sophistiqué mais toujours aussi populiste: le 16e est charitable mais tient à son standing !

 

Le 16e mérite de transmettre une autre image, y compris sur la toile (il est clair qu’à travers la vidéo Boutin-Goasguen, les internautes n’ont pu que voir confirmer toutes les caricatures sur l’arrondissement). L’image d’un arrondissement tourné vers l’avenir où l’on peut concilier l’ouverture aux autres, l’entraide, et la quiétude de tous.

 

Le cas de la rue de Varize peut en être un bon exemple. Avec un peu de vision et de courage…

Stéphane

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16e arrondissement, boutin, goasguen, logement, varize
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Prochain café démocrate : 30 juin à partir de 19h30 au café 16

Webmestre | 14 juin 2008

Le prochain café démocrate aura pour thèmeÂ
“La solidarité entre les générations. Quelles actions au quotidien ?”

et se tiendra
lundi 30 juin 2008 à partir de 19h30
au Café 16 43, rue de la Pompe 75016 Paris
M° Muette ou Rue de la Pompe

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café démocrate, solidarités
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La propreté, c’est l’affaire de tous !

Webmestre |

Souvent décriés, rarement remerciés pour la tâche accomplie, les hommes et les femmes qui contribuent à nettoyer la ville de tous ses déchets méritent d’être mis à l’honneur pour leur action quotidienne. Illustration.

Ce matin, en arrivant au jardin du Ranelagh avec mes enfants, je ne peux que déplorer le trriste spectacle d’aires de jeux souillées de détritus : des sacs poubelles éventrés, des bouteilles en verre brisées empêchent les enfants de profiter des des jeux mis à leur disposition. Après un coup de fil rapide à la mairie du 16e, on m’aiguille vers la permanence des services de sécurité de la Ville de Paris qui ne pourra pas faire grand chose en la circonstance.

Heureusement, une antenne de la Propreté de Paris est installée au ranelagh et ouverte ce samedi matin. Une fois la situation décrite, deux agents foncent vers l’aire de jeux qui sera nettoyée en dix minutes montre en main et enfin rendue aux enfants.

Pour information, la responsabilité des squares et jardins incombe à la direction des parcs et espaces verts de la Ville de Paris… s’il avait fallu compter sur leur dilligence, rien n’aurait été fait avant lundi et les ordures seraient restées sur place pendant tout le week-end, sauf à prendre soi même un balai, solution à laquelle j’ai un moment pensé en engageant d’autres parents dans l’aventure.

Merci donc à ces agents et à leur responsable pour leur réactivité.

Au-delà de cette anecdote, il reste que des individus ont sciemment détérioré l’aire de jeux des enfants et que cette attitude n’est que le reflet d’un manque général de civisme : crottes de chien sur les trottoirs, sacs poubelles jetés sur la voie publique, encombrants déposés aux coins de rue, papiers, mégots, chewing gum… Le 16e n’est évidemment pas épargné et chacun peut être tenu responsable de cette situation. Comment réagir et quel dispositif mettre en place ?

La sensibilisation des riverains est un élément essentiel du dispositif. Je suggère que pendant une journée, un élu accompagné des représentants du conseil de quartier et des responsables de la propreté de Paris entament une tournée et sensibilisent les habitants aux “bonnes pratiques” en leur remettant un guide des gestes à faire. Les contrevenants pourraient se voir remmetre un “rappel à l’ordre” sous la forme d’un document détaillant le montant des amendes susceptibles d’être dressées.

Conserver une ville propre, c’est l’affaire de tous. C’est valoriser son quartier et respecter le travail des agents qui contribuent à la qualité de notre cadre de vie. Pour les en remercier, nous leur devons bien ça !

Eric André
Membre du conseil de quartier Muette-Nord

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Le journaliste de LCI Pierre-Luc Séguillon analyse la situation du MoDem et l’avenir de son chef de file.

Webmestre | 10 juin 2008

Pierre-Luc SéguillonDans une tribune publiée par Le Figaro du 9 juin, Pierre-Luc Séguillon analyse la situation du Modem et évoque l’avenir de François Bayrou.

C’est une erreur d’analyse que d’enterrer politiquement François Bayrou. C’est une faute, au regard de la démocratie, que de s’employer à éradiquer le MoDem du paysage politique.

Il est vrai qu’il est bien difficile d’imaginer que celui qui a rassemblé sur son nom près de 7 millions de suffrages au premier tour de la présidentielle, il y a un an, puisse encore avoir un destin tant le bénéfice qu’il tira de cette élection paraît aujourd’hui dilapidé et tant l’ancien candidat semble désormais isolé. Au gré des échéances électorales, François Bayrou a perdu la quasi-totalité de ses grands élus. La plupart l’ont quitté à l’occasion des élections législatives, préoccupés qu’ils étaient de conserver leurs sièges de député. D’autres l’ont abandonné à la veille des municipales, tel pour garder une présidence de conseil général, tel autre dans l’espoir d’obtenir un strapontin ministériel.

Le président du MoDem a sa part de responsabilité dans ce sinistre politique. Son premier faux pas fut de se départir d’une stricte neutralité entre les deux tours de l’élection présidentielle. À l’inverse, François Bayrou, trop occupé qu’il était en mars dernier à tenter la conquête de Pau, s’est montré incapable de maîtriser les alliances municipales passées par les militants du MoDem pour leur donner un minimum de cohérence. Il est certain enfin que la gouvernance autocratique du président du MoDem a découragé beaucoup de bonnes volontés.

Mais il est évident surtout que Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse, depuis un an, qu’il n’asphyxie le MoDem, qu’il ne déstabilise les derniers soutiens de son président et élimine ce parti du champ politique. Jouant du bâton ou de la carotte selon les cas, menaçant celui-ci de lui faire perdre sa circonscription, appâtant celui-là par la promesse d’une entrée au gouvernement, pratiquant un débauchage systématique des élus de l’ancienne UDF, le chef de l’État s’est personnellement employé à isoler François Bayrou.

Cette tentative programmée de liquidation d’un courant politique qui s’est affirmé lors de la dernière présidentielle est un mauvais coup porté à la démocratie. Elle menace d’atrophier l’expression politique dans notre pays. Elle risque d’appauvrir l’offre d’alternance. Elle devrait donner à réfléchir à des centristes fraîchement ralliés et déjà condamnés à n’être que les supplétifs dociles et muets de l’UMP. Il n’est pas certain en outre qu’elle soit couronnée de succès. Elle pourrait même se retourner à terme contre ses auteurs.

François Bayrou, en effet, n’est pas dénué de sérieux atouts. En premier lieu, le personnage possède une force de caractère peu commune. Loin de l’affaiblir, l’épreuve et les difficultés paraissent fortifier plus encore sa détermination et son ambition. Par ailleurs, François Bayrou a la légitimité d’une campagne présidentielle couronnée par un score plus qu’honorable. Il peut surtout revendiquer la lucidité de celui qui, à l’inverse de ses deux compétiteurs, s’est refusé l’an passé à promettre la lune et a proposé un projet compatible avec l’état alarmant des finances publiques. François Bayrou avait prédit que les engagements inconsidérés de Nicolas Sarkozy conduiraient le pays à la catastrophe financière. Les faits lui ont malheureusement donné raison.

En outre, un bien pouvant sortir d’un mal, le MoDem, doté d’une force militante neuve, est désormais lesté de tous les notables qui stérilisaient sa capacité d’invention et d’innovation. Enfin, cette formation revendique une identité politique originale. Le MoDem se veut libéral et social. Il refuse à la fois l’État à tout faire des socialistes et la remise en cause par la droite d’un modèle social fondé sur la solidarité. Il est profondément européen et ne connaît sur le sujet ni la fracture qui traverse le PS ni les désaccords qui habitent l’UMP. Il prône un mode de scrutin qui permette à l’ensemble des composantes et sensibilités politiques d’être représentées au Parlement quand le PS et l’UMP souhaiteraient se partager à eux seuls les bancs de l’Assemblée. Il se proclame adversaire de tous les conservatismes, qu’ils soient de droite ou de gauche, mais se dit hostile au changement pour le changement et à la perte des valeurs qui font la spécificité d’une nation.

Alors que le Parti socialiste paraît impuissant à se doter d’un leader et d’un projet et que Nicolas Sarkozy semble avoir gâché, au terme de sa première année de présidence, une partie des chances qu’il avait de moderniser notre pays, François Bayrou possède un réel espace politique. Il ne valorisera toutefois ces atouts dans l’avenir qu’à plusieurs conditions.

Il lui faut d’abord changer de mode de gouvernance. Sa forte personnalité ne doit pas l’empêcher de pratiquer une direction plus collégiale de son mouvement. Il importe au contraire qu’il constitue autour de lui des équipes nouvelles pour structurer cette formation politique neuve. Il convient, en second lieu, qu’il définisse son projet de manière positive. Il ne suffit pas de dire que l’originalité du MoDem est de se vouloir libre et affranchi de toute attache à la droite « sarkozienne » comme à la gauche socialiste pour justifier son existence et lui donner une visibilité. Le parti de François Bayrou n’aura de crédibilité aux yeux de l’opinion que s’il affiche clairement l’ambition qui est la sienne, quand bien même relèverait-elle encore aujourd’hui de l’utopie : devenir à terme sur l’échiquier politique et au gré d’une élection présidentielle le grand parti démocrate moderne progressiste qui constituerait une réelle alternative à la droite républicaine. Un tel pari n’a quelque chance d’être gagné que s’il s’accompagne d’un travail d’analyse, de réflexion et de proposition intense associant militants et intellectuels. Cela suppose chez François Bayrou la volonté nouvelle d’attirer à lui et de faire travailler avec lui des hommes et des femmes ayant, chacun dans leur domaine, une pensée originale.

D’ici à 2012, le président du MoDem dispose de deux échéances électorales pour roder son jeune parti, les élections au Parlement européen en 2009 puis les élections régionales. Le mode de scrutin proportionnel des européennes peut lui être relativement favorable, d’autant que la thématique européenne elle-même lui est naturelle.

Il est une vieille loi en politique : de même que la roche Tarpéienne est proche du Capitole, de même un acteur politique peut toujours revenir au sommet aussi longtemps qu’il demeure fidèle à de fortes convictions. François Mitterrand qui, quelques mois avant sa mort, confiait son admiration pour François Bayrou, fut un exemple probant de cette capacité de rebond durant son existence politique.

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Projet de loi sur la réforme des Institutions

Webmestre | 25 mai 2008

Intervention de François Bayrou lors de la discussion générale du projet de loi

L’Assemblée nationale a débuté mardi 20 mai l’examen du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République. François Bayrou est intervenu dans le cadre de la discussion générale: “La question qui se pose à nous, pourtant simple, n’est pas traitée. Quelle est-elle? Tout simplement : où se trouve la racine du mal? Car le mal, nous en avons tous posé le diagnostic, depuis longtemps et de façon réitérée. La marée de fauteuils rouges vides constatée un mercredi après-midi à 18 heures 15 alors même qu’est examiné un texte présenté comme l’un des plus importants de la législaturAssemblée nationalee est assez éloquente à cet égard. Où est donc la racine du mal ?

Dans la dépendance du pouvoir législatif par rapport à l’exécutif. Cette dépendance, qui vient de loin, a été encore renforcée par l’institution du quinquennat et la concomitance des élections présidentielle et législatives.
Tant que cette question sera éludée, la situation réelle ne pourra pas changer. Comme l’ont fait remarquer de nombreux constitutionnalistes, le problème n’est pas que le Parlement manque de pouvoirs – il en a même de nombreux – mais qu’il ne les exerce pas, le législateur se trouvant réduit au rôle d’exécutant de l’exécutif.
Tant que l’on ne remédiera pas à cette situation en modifiant la loi électorale et en faisant que le vote, conformément à la Constitution, soit effectivement égal, rien ne changera. Or, aujourd’hui, le vote n’est pas égal. Si vous votez à gauche à Neuilly-sur-Seine ou à droite à Saint-Denis, votre voix ne comptera jamais !
Si l’on veut que le vote soit égal, afin de rompre le cordon ombilical entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, il faut modifier la loi électorale. À défaut, ce texte ne sera qu’un leurre. Le partage de l’ordre du jour ne sera qu’une fiction s’il s’agit seulement de remplacer l’exécutif par un législatif continuant de dépendre de lui. Faire passer la maîtrise de l’ordre du jour de M. Karoutchi à M. Copé, quelle révolution ! (Rires et Exclamations sur divers bancs) Voilà au moins qui ne risque pas de faire trembler nos institutions ! De même, le contrôle des nominations n’est qu’une plaisanterie dès lors qu’une majorité des trois cinquièmes est requise pour que puisse s’exercer un veto. De fait, seul le parti majoritaire aura le droit de veto.
De ce mal, on nous donne une manifestation éminemment symbolique dans le droit de message du Président de la République au Parlement. Le Président de la République pourra s’adresser aux deux assemblées réunies en Congrès s’il estime avoir quelque chose à leur dire, mais sa situation de majesté l’empêchera d’entendre ce que la représentation nationale, elle, peut avoir à lui dire.
Cela est profondément choquant mais traduit parfaitement la réalité institutionnelle qui sortira de cette réforme.
Machiavel assure que « gouverner, c’est faire croire ». N’acceptons pas une réforme institutionnelle consistant à faire croire qu’on aura rééquilibré nos institutions alors qu’il n’en sera rien.”

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