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Le journaliste de LCI Pierre-Luc Séguillon analyse la situation du MoDem et l’avenir de son chef de file.

Webmestre | 10 juin 2008

Pierre-Luc SéguillonDans une tribune publiée par Le Figaro du 9 juin, Pierre-Luc Séguillon analyse la situation du Modem et évoque l’avenir de François Bayrou.

C’est une erreur d’analyse que d’enterrer politiquement François Bayrou. C’est une faute, au regard de la démocratie, que de s’employer à éradiquer le MoDem du paysage politique.

Il est vrai qu’il est bien difficile d’imaginer que celui qui a rassemblé sur son nom près de 7 millions de suffrages au premier tour de la présidentielle, il y a un an, puisse encore avoir un destin tant le bénéfice qu’il tira de cette élection paraît aujourd’hui dilapidé et tant l’ancien candidat semble désormais isolé. Au gré des échéances électorales, François Bayrou a perdu la quasi-totalité de ses grands élus. La plupart l’ont quitté à l’occasion des élections législatives, préoccupés qu’ils étaient de conserver leurs sièges de député. D’autres l’ont abandonné à la veille des municipales, tel pour garder une présidence de conseil général, tel autre dans l’espoir d’obtenir un strapontin ministériel.

Le président du MoDem a sa part de responsabilité dans ce sinistre politique. Son premier faux pas fut de se départir d’une stricte neutralité entre les deux tours de l’élection présidentielle. À l’inverse, François Bayrou, trop occupé qu’il était en mars dernier à tenter la conquête de Pau, s’est montré incapable de maîtriser les alliances municipales passées par les militants du MoDem pour leur donner un minimum de cohérence. Il est certain enfin que la gouvernance autocratique du président du MoDem a découragé beaucoup de bonnes volontés.

Mais il est évident surtout que Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse, depuis un an, qu’il n’asphyxie le MoDem, qu’il ne déstabilise les derniers soutiens de son président et élimine ce parti du champ politique. Jouant du bâton ou de la carotte selon les cas, menaçant celui-ci de lui faire perdre sa circonscription, appâtant celui-là par la promesse d’une entrée au gouvernement, pratiquant un débauchage systématique des élus de l’ancienne UDF, le chef de l’État s’est personnellement employé à isoler François Bayrou.

Cette tentative programmée de liquidation d’un courant politique qui s’est affirmé lors de la dernière présidentielle est un mauvais coup porté à la démocratie. Elle menace d’atrophier l’expression politique dans notre pays. Elle risque d’appauvrir l’offre d’alternance. Elle devrait donner à réfléchir à des centristes fraîchement ralliés et déjà condamnés à n’être que les supplétifs dociles et muets de l’UMP. Il n’est pas certain en outre qu’elle soit couronnée de succès. Elle pourrait même se retourner à terme contre ses auteurs.

François Bayrou, en effet, n’est pas dénué de sérieux atouts. En premier lieu, le personnage possède une force de caractère peu commune. Loin de l’affaiblir, l’épreuve et les difficultés paraissent fortifier plus encore sa détermination et son ambition. Par ailleurs, François Bayrou a la légitimité d’une campagne présidentielle couronnée par un score plus qu’honorable. Il peut surtout revendiquer la lucidité de celui qui, à l’inverse de ses deux compétiteurs, s’est refusé l’an passé à promettre la lune et a proposé un projet compatible avec l’état alarmant des finances publiques. François Bayrou avait prédit que les engagements inconsidérés de Nicolas Sarkozy conduiraient le pays à la catastrophe financière. Les faits lui ont malheureusement donné raison.

En outre, un bien pouvant sortir d’un mal, le MoDem, doté d’une force militante neuve, est désormais lesté de tous les notables qui stérilisaient sa capacité d’invention et d’innovation. Enfin, cette formation revendique une identité politique originale. Le MoDem se veut libéral et social. Il refuse à la fois l’État à tout faire des socialistes et la remise en cause par la droite d’un modèle social fondé sur la solidarité. Il est profondément européen et ne connaît sur le sujet ni la fracture qui traverse le PS ni les désaccords qui habitent l’UMP. Il prône un mode de scrutin qui permette à l’ensemble des composantes et sensibilités politiques d’être représentées au Parlement quand le PS et l’UMP souhaiteraient se partager à eux seuls les bancs de l’Assemblée. Il se proclame adversaire de tous les conservatismes, qu’ils soient de droite ou de gauche, mais se dit hostile au changement pour le changement et à la perte des valeurs qui font la spécificité d’une nation.

Alors que le Parti socialiste paraît impuissant à se doter d’un leader et d’un projet et que Nicolas Sarkozy semble avoir gâché, au terme de sa première année de présidence, une partie des chances qu’il avait de moderniser notre pays, François Bayrou possède un réel espace politique. Il ne valorisera toutefois ces atouts dans l’avenir qu’à plusieurs conditions.

Il lui faut d’abord changer de mode de gouvernance. Sa forte personnalité ne doit pas l’empêcher de pratiquer une direction plus collégiale de son mouvement. Il importe au contraire qu’il constitue autour de lui des équipes nouvelles pour structurer cette formation politique neuve. Il convient, en second lieu, qu’il définisse son projet de manière positive. Il ne suffit pas de dire que l’originalité du MoDem est de se vouloir libre et affranchi de toute attache à la droite « sarkozienne » comme à la gauche socialiste pour justifier son existence et lui donner une visibilité. Le parti de François Bayrou n’aura de crédibilité aux yeux de l’opinion que s’il affiche clairement l’ambition qui est la sienne, quand bien même relèverait-elle encore aujourd’hui de l’utopie : devenir à terme sur l’échiquier politique et au gré d’une élection présidentielle le grand parti démocrate moderne progressiste qui constituerait une réelle alternative à la droite républicaine. Un tel pari n’a quelque chance d’être gagné que s’il s’accompagne d’un travail d’analyse, de réflexion et de proposition intense associant militants et intellectuels. Cela suppose chez François Bayrou la volonté nouvelle d’attirer à lui et de faire travailler avec lui des hommes et des femmes ayant, chacun dans leur domaine, une pensée originale.

D’ici à 2012, le président du MoDem dispose de deux échéances électorales pour roder son jeune parti, les élections au Parlement européen en 2009 puis les élections régionales. Le mode de scrutin proportionnel des européennes peut lui être relativement favorable, d’autant que la thématique européenne elle-même lui est naturelle.

Il est une vieille loi en politique : de même que la roche Tarpéienne est proche du Capitole, de même un acteur politique peut toujours revenir au sommet aussi longtemps qu’il demeure fidèle à de fortes convictions. François Mitterrand qui, quelques mois avant sa mort, confiait son admiration pour François Bayrou, fut un exemple probant de cette capacité de rebond durant son existence politique.

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Projet de loi sur la réforme des Institutions

Webmestre | 25 mai 2008

Intervention de François Bayrou lors de la discussion générale du projet de loi

L’Assemblée nationale a débuté mardi 20 mai l’examen du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République. François Bayrou est intervenu dans le cadre de la discussion générale: “La question qui se pose à nous, pourtant simple, n’est pas traitée. Quelle est-elle? Tout simplement : où se trouve la racine du mal? Car le mal, nous en avons tous posé le diagnostic, depuis longtemps et de façon réitérée. La marée de fauteuils rouges vides constatée un mercredi après-midi à 18 heures 15 alors même qu’est examiné un texte présenté comme l’un des plus importants de la législaturAssemblée nationalee est assez éloquente à cet égard. Où est donc la racine du mal ?

Dans la dépendance du pouvoir législatif par rapport à l’exécutif. Cette dépendance, qui vient de loin, a été encore renforcée par l’institution du quinquennat et la concomitance des élections présidentielle et législatives.
Tant que cette question sera éludée, la situation réelle ne pourra pas changer. Comme l’ont fait remarquer de nombreux constitutionnalistes, le problème n’est pas que le Parlement manque de pouvoirs – il en a même de nombreux – mais qu’il ne les exerce pas, le législateur se trouvant réduit au rôle d’exécutant de l’exécutif.
Tant que l’on ne remédiera pas à cette situation en modifiant la loi électorale et en faisant que le vote, conformément à la Constitution, soit effectivement égal, rien ne changera. Or, aujourd’hui, le vote n’est pas égal. Si vous votez à gauche à Neuilly-sur-Seine ou à droite à Saint-Denis, votre voix ne comptera jamais !
Si l’on veut que le vote soit égal, afin de rompre le cordon ombilical entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, il faut modifier la loi électorale. À défaut, ce texte ne sera qu’un leurre. Le partage de l’ordre du jour ne sera qu’une fiction s’il s’agit seulement de remplacer l’exécutif par un législatif continuant de dépendre de lui. Faire passer la maîtrise de l’ordre du jour de M. Karoutchi à M. Copé, quelle révolution ! (Rires et Exclamations sur divers bancs) Voilà au moins qui ne risque pas de faire trembler nos institutions ! De même, le contrôle des nominations n’est qu’une plaisanterie dès lors qu’une majorité des trois cinquièmes est requise pour que puisse s’exercer un veto. De fait, seul le parti majoritaire aura le droit de veto.
De ce mal, on nous donne une manifestation éminemment symbolique dans le droit de message du Président de la République au Parlement. Le Président de la République pourra s’adresser aux deux assemblées réunies en Congrès s’il estime avoir quelque chose à leur dire, mais sa situation de majesté l’empêchera d’entendre ce que la représentation nationale, elle, peut avoir à lui dire.
Cela est profondément choquant mais traduit parfaitement la réalité institutionnelle qui sortira de cette réforme.
Machiavel assure que « gouverner, c’est faire croire ». N’acceptons pas une réforme institutionnelle consistant à faire croire qu’on aura rééquilibré nos institutions alors qu’il n’en sera rien.”

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Bayrou, sur le fond les Français lui ont donné raison

Webmestre | 14 mai 2008

Dans un récent éditorial de Marianne, Nicolas Domenach rappelle que malgré les efforts conjugués de la droite et de la gauche pour le démolir, François Bayrou reste dans le coeur des Français et que son score à l’élection présidentielle progresserait par rapport à celui de 2007.

Extraits.

 

“Bayrou, « Lou ravi du Béarn » comme l’appellent méchamment ses ennemis, et il en a beaucoup, a été requinqué par les récentes enquêtes d’opinion qui prouvent qu’il existe encore. C’est la force de ce thermomètre-sondagier, il peut vous donner une « bonne » fièvre. Il y a d’abord eu le sondage CSA-Marianne qui lui accordait 19 % d’intention de vote pour la prochaine élection présidentielle. Soit un point de plus qu’après le premier tour de 2007, alors qu’il a raté l’entre deux tours et que la stratégie d’alliance tous azimuts aux élections municipales a été pour le moins erratique. Nicolas Sarkozy en a pourtant profité pour répéter la consigne d’extermination et s’énerver contre ceux qui ne la suivent pas, tel Alain Juppé : « il faut écraser l’infâme… ». Le chef de l’Etat est bien obsédé par ce moucheron dont il ne parvient pas à se débarrasser.  Car la stratégie d’éradication poursuivie par le président en personne ne fait pas de doute. Il l’a suffisamment répété à ses proches, parfois avec colère, car leur écoute est trop molle, nonchalante : « Nous avons laissé Bayrou survivre en 2002 et il n’a cessé de nous pourrir la vie. Il faut éviter à tout prix qu’il puisse nous prendre des voix en 2012 ». Voilà pourquoi les manœuvres de déstabilisation ont repris de plus belle au Sénat - un sénateur en moins c’et de l’argent en moins pour le parti bayrouiste - et voilà pourquoi Sarkozy presse aussi le Nouveau Centre de se structurer et de s’organiser davantage ; le jeune Christophe Lagarde, député de Seine Saint-Denis est ainsi particulièrement mis en avant, car lui connaît bien Bayrou et peut donc lui faire mal… », dit-on à l’Elysée.  Mais Bayrou commence à avoir le cuir vraiment épais, même si lui pèse cette quarantaine de pesteux qu’il doit subir avec Marielle de Sarnez. Tant que les Français et les militants ne le lâchent pas, ça va. Or non seulement ils ne l’ont pas rayé du paysage mais encore ils veulent le réintroduire dans le jeu. C’est lui qu’ils plébiscitent ainsi comme futur Premier ministre pour succéder à Fillon, loin devant Kouchner, Alliot-Marie, Juppé, Borloo, Dati… Il a en lui quelque chose de calme, de déterminé, de paysan, et pour cause, qui rassure face au président Zébulon. En dépit des critiques sur ses inconséquences et sa grosse tête, sa personnalité ne rebute pas. Mais plus encore, ses critiques de fond du sarkozysme sont partagées par les Français, alors qu’il les a exprimées le plus tôt et le plus durement : son refus de l’argent roi et du culte des idoles tocs comme de la réussite tic, son exigence de partage et d’équité, ses appels à plus de retenue dans l’exercice d’une fonction royale que ce spécialiste d’Henri IV a toujours voulue plus majestueuse et plus rassembleuse, son langage de vérité sur les déficits et son exigence de ne plus jeter l’argent par les fenêtres, sa détestation du modèle américain de consommation et de perte d’être… »etc… Sur le fond, les Français lui ont donné raison ! ”

Pour voir l’intégralité de l’édito

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