Piscine Molitor : l’effarement !
Webmestre | 10 juillet 2008
Le Parisien*, comme le rapporte Antoine Dufour dans son blog, annonce en exclusivité les prix estimés pour accéder à la piscine Molitor après sa rénovation. Si le coût des investissements est lourd (environ 65 millions d’euros), il apparaît que les candidats cherchent à les rentabiliser vite et bien :
Colony-Capital/Bouygues/Accor prévoit un hôtel. Ce groupe veut garder la structure d’origine en conservant le mobilier de l’oeuvre de Lucien Pollet, les cabines et les mosaïques, la façade extérieure ainsi que le restaurant, le bar de piscine extérieure et les vitraux. Le projet parle de «réinterprétation architecturale avec greffe contemporaine». Le dossier prévoit de développer un grand complexe de santé active (balnéothérapie et thalassothérapie) ainsi qu’un hôtel d’une centaine de chambres exploité par Accor. Abonnement annuel à 1 800 € et prix à la journée de 60 €.
GTM (filiale Vinci) envisage un théâtre. Le groupe a beau avoir multiplié les déboires sur la piscine flottante Joséphine-Baker, il est quand même candidat à la reprise de Molitor. Il voudrait y aménager un grand complexe de remise en forme avec les deux piscines historiques, un hôtel de 50 chambres, une salle de spectacles de 1 500 places ainsi qu’un petit théâtre en sous-sol. Un «club d’éveil sportif» pour enfants pourrait également voir le jour avec la création d’un troisième bassin. Abonnement annuel à 1 200 € et tarif à la journée de 20 €.
Icade promet une patinoire. Icade veut lui aussi transformer Molitor en grand centre de remise en forme (hammam, sauna, fitness…) avec l’ouverture d’un troisième bassin. La piscine extérieure serait transformée en patinoire l’hiver et une salle culturelle verrait le jour pour des événements. Un parking serait creusé en sous-sol. Abonnement 2 000 € et le prix à la journée de 20 €.
Une commission, élue par le Conseil de Paris, doit recevoir à la rentrée les candidats qui exposeront leur projet. Gageons qu’elle saura défendre les intérêts des habitants du 16e, des parisiens et des boulonnais. A suivre…
*Article signé par Marie-Anne Gairaud, mardi 08 juillet 2008, Le Parisien








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